Le Premier ministre britannique Starmer a confirmé que, pour l’instant, les règles sur les visas pour les citoyens indiens ne seront pas assouplies. Le Royaume-Uni est en train de négocier un accord avec l’Inde, mais aucune modification des règles sur les visas n’est prévue dans l’immédiat.
Visite d’État du Premier ministre britannique en Inde
Début octobre 2025, le Premier ministre britannique Starmer, accompagné d’une délégation de plus de 120 hauts dirigeants, leaders culturels et recteurs d’université, s’est rendu en Inde pour rencontrer son homologue Modi. Les deux dirigeants ont discuté de la mise en œuvre d’un accord commercial signé en juillet de cette année, qui prévoit une réduction des droits de douane au Royaume-Uni sur les produits indiens tels que les vêtements, les bijoux et les fruits de mer, en échange d’une réduction des taxes sur les produits britanniques importés en Inde, notamment le whisky, les cosmétiques et les dispositifs médicaux.
Outre la coopération économique, des questions géopolitiques telles que la situation en Ukraine ont également été abordées lors de ces entretiens. Starmer a critiqué le fait que l’Inde continue d’importer des combustibles fossiles de Russie, contribuant ainsi à financer les efforts de guerre de Poutine. Les règles concernant les visas ont également été évoquées. L’Inde espérait obtenir un assouplissement des règles sur les visas britanniques pour ses citoyens et aurait déjà insisté sur ce point lors des négociations commerciales au printemps. Pour l’instant, cependant, la situation semble être restée inchangée.
Demande de visas pour les travailleurs hautement qualifiés
Les demandes d’assouplissement des règles britanniques sur les visas pour les citoyens indiens ne proviennent pas seulement de l’Inde. Le monde des affaires et celui de l’enseignement supérieur au Royaume-Uni demandent également un assouplissement des règles applicables aux étudiants et aux travailleurs qualifiés indiens.
Le gouvernement américain a récemment durci de manière significative les conditions d’obtention du visa H-1B, c’est-à-dire le visa de travail temporaire destiné aux professionnels spécialisés. Fin septembre, le coût de ce visa a atteint la somme considérable de 100 000 dollars. L’Inde est le pays le plus touché par cette mesure, car en 2024, 71 % de tous les visas H-1B ont été accordés à des citoyens indiens.
Les représentants des entreprises et des universités britanniques considèrent cela comme une opportunité d’attirer des entrepreneurs et des professionnels indiens spécialisés au Royaume-Uni. Le Premier ministre Starmer a déclaré que, bien qu’il souhaite attirer les meilleurs talents du monde, le Royaume-Uni n’est pas disposé à introduire un régime de visas préférentiel pour les citoyens indiens.
Courts séjours d’études ou d’affaires avec l’ETA
Contrairement aux Indiens, la plupart des voyageurs européens peuvent se rendre au Royaume-Uni sans visa. Cela vaut également pour les citoyens français qui, au lieu d’un visa, peuvent demander l’ETA, une autorisation de voyage numérique qui peut être facilement obtenue en ligne. Une fois demandée, l’ETA est généralement accordée et envoyée au demandeur par e‑mail dans un délai de 3 jours et reste valide deux ans. Pendant cette période de validité, l’ETA permet d’effectuer un nombre illimité de voyages au Royaume-Uni d’une durée maximale de 6 mois. L’ETA peut être utilisée par les voyageurs se rendant au Royaume-Uni pour le tourisme, pour de courts séjours d’études ou pour des voyages d’affaires.